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Buste de Léon Cladel - 1894

Le buste de Léon Cladel appartient à la série des grands portraits de Bourdelle. Au travers d’attitudes originales et dynamiques l’artiste retranscrit la force de la personnalité des personnages qu’il représente .

Un hommage posthume


Photographie de profil du buste de Léon Cladel par Bourdelle, l'homme à la tête légèrement baissée vers le sol.

Buste de Léon Cladel,
1894 A. Bourdelle
Cliché Y.Bourhis/CG77 - D.R.

Né à Montauban le 22 mars 1834, Léon Cladel était un romancier classé parmi les écrivains socialistes républicains.
Il était apprécié par Baudelaire, qui a préfacé son premier roman Les Martyrs ridicules, ainsi que par Flaubert, Mallarmé, Champfleury ou Zola. Bourdelle lui avait dédié un poème en 1887.
C’est à ce dernier que s’adresse directement, à la mort de Cladel en 1892, le comité qui s’est constitué pour l’érection d’un monument, alors que la veuve de l’écrivain aurait préféré que Rodin soit sollicité et que Dalou s’était proposé.

Le premier monument public d’Antoine Bourdelle


Caractéristiques techniques

Titre : Buste de Léon Cladel
Date : 1894
Hauteur : 123 cm.
Inscriptions et signatures : Bourdelle / 1894 ; cachet de la fonderie de Coubertin ; © BY BOURDELLE
Date de fonte : juillet 1985 .

Bourdelle, fier de réaliser son premier monument public, n’a pas demandé de rémunération.
L’œuvre est terminée en juillet 1893 et fondue début 1894.
Le monument est inauguré en 1894 dans le square de la Préfecture à Montauban. L’emplacement du buste a fait l’objet de nombreuses discussions en raison de l’engagement politique de l’écrivain : les milieux les plus conservateurs auraient préféré l’enfermer au musée ou à l’hôtel de ville. Déposée au musée Ingres entre 1937 et 1939 en raison de travaux qui devaient affecter ce square, la sculpture montalbanaise n’a jamais été remise en place.